Méprise… électrique !

Méprise... électrique !

J’ai lu avec attention le billet de ce matin de Michele Delaunay.
Je l’avoue d’emblée je crois assez peu à la fausse naïveté… Michelle connait depuis longtemps Twitter et s’amuse plutôt efficacement avec. Tel un lapsus révélateur, elle le formule d’ailleurs plutôt clairement dans une de ses phrases de conclusion: « Où est le mépris ? Chez celui qui s’interroge ou chez celui qui avant de lancer une action de buzz médiatique n’en mesure pas les effets ? »…
Avec à l’idée que Caroline De Haas serait une quasi-inconsciente qui n’aurait lancé qu’une « action de buzz médiatique », Michèle fait à nouveau une double erreur:
1- elle ne se rend pas compte que son tweet relève précisément d’une action de buzz médiatique : elle connait son nombre de followers, elle sait que ses tweets sont observés à la loupe… et elle en joue régulièrement.
2- elle caricature la mobilisation de plus d’1 million de personnes en « action de buzz médiatique ».

Cette autre phrase n’a pas manqué de m’étonner voire de me choquer:  » Car en effet de quel mépris font-ils preuves en demandant le retrait d’un texte qu’ils n’ont pas pu analyser avant le lancement de la pétition »… Ce texte a été remis au Conseil d’Etat pour analyse en date du 16 février. Il a été publié sur le site du gouvernement en date du 18 février. Cette pétition a été lancée le 19 février ! Durant ces trois semaines on ne compte plus les papiers dans la presse écrite, les analyses indépendantes etc… Et qu’on n’aille pas nous expliquer qu’on ne connait pas les amendements ! Lorsque cette pétition est lancée, elle fait suite aux déclarations de Myriam El Khoury le 18 février 2016 précisant que « s’il le faut elle aura recours au 49.3 ». Il n’est pas alors question du moindre amendement. Aussi je veux bien que l’on réinvente a posteriori une démarche de concertation et de cofabrication de la loi, mais ce n’était ni l’esprit ni le cas lors du lancement de cette mobilisation.

Enfin, et c’est le plus grave selon moi, Michelle reprend à son compte les éléments de langage bien éculés. Aussi pour reprendre ses propros, elle qui a lu la loi, je lui demande
– de me trouver un seul endroit, une seule mesure qui permet de déverrouiller « le marché du travail » pour éviter que les jeunes, qu’elle prétend défendre, « n’y trouvent au mieux que des CDD à répétition »
– de me trouver ne serait-ce qu’un seul millier, qu’une seule centaine de « petites entreprises qui n’osent pas embaucher par peur du coût d’un licenciement »…

Bref. Le plus simple aurait été de simplement dire que ce tweet était maladroit et déplacé. Et de le retirer.
Tout comme ce texte de loi.

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